Glyphosate Facts

Transparency on safety aspects and use of glyphosate-containing herbicides in Europe

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Détections de glyphosate dans des protections féminines (60 millions de consommateurs)

Dans son édition de mars 2016, le magazine 60 millions de Consommateurs alerte sur la présence de certaines molécules dans des produits de protections féminines, dont du glyphosate. Qu’en est-il réellement ?
 
L’article intitulé « Des résidus toxiques dans les tampons » indique que des traces de glyphosate (et/ou de sa substance de dégradation l’AMPA) auraient été décelées dans une référence de protège-slip féminin. Cette référence ayant la particularité d’être fabriquée à partir de coton biologique.
                                                 
Cette information, présentée comme inquiétante, est toutefois à mettre en perspective:

  • Aucun détail n’est donné sur la méthode analytique et les résultats réels. Des interprétations sont donc sujettes à caution, pour un produit connu pour être difficile à analyser.
  • Le glyphosate a été recherché par 60 millions de Consommateurs dans onze produits différents. Mais la molécule n’a été décelée que dans une seule référence. On serait donc loin d’une « contamination généralisée » des produits d’hygiène féminine par le désherbant glyphosate.
  • Surtout, comme 60 millions de Consommateurs le précise, les niveaux relevés sont « faibles » et « se situent en dessous des seuils fixés par les différentes réglementations ». Or c’est bien le seuil qui permet d’évaluer un risque éventuel pour le consommateur et non la présence d’une substance per se, si infime soit-elle*. Les taux maximaux de résidus, définis par la réglementation européenne, prévoient par ailleurs des marges de grandeur importantes pour protéger le consommateur.

En novembre dernier, une précédente actualité avait suscité l’inquiétude en laissant entendre que la majorité de produits sanitaires en coton contiendraient du glyphosate. Une analyse de l’étude à la base de cette actualité montrait pourtant qu’il était nécessaire de consommer 1000 kilogrammes de tampons par jour pour atteindre la dose journalière admissible (DJA) de glyphosate (0,3 mg/kg de poids corporel par jour).
 
Le 12 février dernier, l’agence française de sécurité sanitaire (ANSES) a conclu dans un rapport d’expertise que le classement du désherbant glyphosate comme « cancérogène probable » n’était pas justifié. Cette conclusion rejoint celle de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui a considéré en novembre dernier, dans le document scientifique le plus complet à ce jour sur le glyphosate, que le risque cancérogène était improbable.
 
* La notion de risque permet d’évaluer la probabilité qu'une personne subisse un préjudice pour sa santé, compte-tenu de son exposition à un danger

Last update: 25 February 2016