Glyphosate Facts

Transparency on safety aspects and use of glyphosate-containing herbicides in Europe

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Détection de glyphosate dans l’urine : Générations Futurs alimente une peur injustifiée

© iStock.com/ kokouu L’association anti-pesticides Générations Futures a fait une analyse de l’urine de 30 personnalités, qui aurait démontré « la présence de glyphosate dans 100% des échantillons ». Qu’en est-il réellement ?

Cette information qui est présentée dans le but de susciter des fortes inquiétudes chez les Français, doit être remise en perspective:

  • Générations Futures n’indique a aucun moment que les échantillons dépassent les seuils fixés par la réglementation. Et pour cause : la dose de référence aigüe pour le glyphosate (qui désigne la quantité maximale qui peut être ingérée par le consommateur pendant une courte période sans effet dangereux pour sa santé) est fixée à 0.5 mg/kg/jour, soit 35 mg/jour pour un adulte pesant 70 kg. Ainsi, les traces décelées dans les urines (1.25 ng/ml) sont environ 2500 fois inférieures au seuil fixé par la réglementation ! La présence d’une substance en soi dans l’organisme ne signifie nullement qu’elle représente un risque, c’est bel et bien le seuil auquel on la retrouve qui indique s’il peut y avoir un impact sur la santé.
  • A des taux aussi infimes, il aurait probablement été possible de déceler des centaines d’autres substances dans les urines, sans danger pour la santé.
  • Générations Futures compare par ailleurs la concentration retrouvée dans l’urine et le seuil admissible dans l’eau potable, ce qui n’a aucun sens d’un point de vue toxicologique. Le seuil autorisé pour le glyphosate dans l’eau potable est en effet de 0.1 µg/L (0.1 ng/mL).Ce seuil a été établi de manière quantitative et s’applique pour chacune des substances actives phytosanitaires, indépendamment de toute prise en compte des données toxicologiques.

Le 12 février 2016, l’agence française de sécurité sanitaire (ANSES) a conclu dans un rapport d’expertise que le classement du désherbant glyphosate comme « cancérogène probable » n’était pas justifié. Cette conclusion rejoint celle du JMPR, organe conjoint de l’OMS et de la FAO (Joint Meeting on Pesticide Residues), ainsi que celle de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) qui a considéré en novembre dernier, dans le document scientifique le plus complet à ce jour sur le glyphosate, que le risque cancérogène était improbable.

Plus récemment, en mars 2017, c’est l’Agence Européenne des produits chimiques (ECHA) qui a à son tour conclu, dans une évaluation approfondie, que le glyphosate n’était pas cancérogène.

Last update: 10 April 2017