Glyphosate Facts

Transparency on safety aspects and use of glyphosate-containing herbicides in Europe

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La Fondation Concorde alerte sur l’impact considérable d’un éventuel retrait du glyphosate

Le 18 juillet, le think-thank Fondation Concorde a publié une étude évaluant les conséquences prévisibles d’une interdiction du glyphosate pour les usages agricoles et industriels.

La Fondation Concorde constate d’abord que les termes du débat relatif à l’usage du glyphosate se sont déplacés du champ scientifique à celui de la communication politique. Elle regrette ainsi que « l’objectivité scientifique soit ainsi opposée à la subjectivité passionnée et militante » et appelle à « quitter le domaine des passions et de l’idéologie pour revenir à celui des faits ».

Elle rappelle que les avis des trois principales agences sanitaires françaises et européennes (l’EFSA, l’ANSES et l’ECHA) sont unanimes : le glyphosate est non cancérogène, son utilisation est sans risque pour la santé publique et sa dégradation rapide lui permet d’avoir peu d’impact sur l’environnement. Le débat serait selon elle brouillé par « le développement préoccupant d’une idéologie anti-scientifique » qui risquerait d’influencer les décideurs publics. Pour la Fondation Concorde, « la décrédibilisation des agences serait un premier pas redoutable vers une coupure accentuée entre les faits et les avis d’expertise d’une part et les décisions politiques d’autre part. »

Le think-thank se penche ensuite sur l’impact d’un éventuel retrait du glyphosate. A des « effets économiques dévastateurs » s’ajouteraient « des impacts sociaux et environnementaux considérables », selon l’étude, qui souligne que les techniques de substitution seraient potentiellement plus dangereuses pour l’environnement et la santé (désherbage mécanique augmentant l’émission de CO2 et aggravant le bilan carbone, labour participant à l’érosion de sols). Surtout, le coût économique d’une absence de glyphosate est évalué à 975 millions d’euros en fourchette basse pour les seules activités agricoles. Un retraitde la substance active entrainerait en effet une charge de travail supplémentaire importante pour les agriculteurs et une perte de compétitivité pour les exploitations françaises.

La Fondation Concorde émet 3 recommandations pour « un débat apaisé et une action politique éclairée » :

  • Accroître les moyens de l’ANSES pour qu’elle puisse répondre aux demandes d’évaluation de produits dans des délais réduits ;
  • Dépassionner le débat en le faisant reposer sur des faits et en évitant de confronter des opinions aux résultats scientifiques.
  • Promouvoir dans l’immédiat un encadrement des usages plutôt qu’une interdiction.

En conclusion, le think-thank estime qu’une interdiction du glyphosate « ne serait pas seulement une erreur scientifique, cela constituerait aussi une véritable impasse technologique (…) La France doit choisir la voie indiquée par le principe de précaution bien compris : celle d’un traitement dépassionné et scientifique du dossier. »

Le rapport complet de la Fondation Concorde est disponible ici.

Last update: 18 July 2017