Glyphosate Facts

Transparency on safety aspects and use of glyphosate-containing herbicides in Europe

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Réaction de la Plateforme Glyphosate France au dernier documentaire de Marie-Monique Robin

Le dernier documentaire de Marie-Monique Robin, diffusé le 17 octobre en France, véhicule un certain nombre d’accusations déjà formulées par le passé contre le glyphosate. L’impact sanitaire et environnemental de cette molécule désherbante est tout particulièrement questionné.

Les membres de la Plateforme Glyphosate France tiennent d’abord à souligner que les centaines d’études sanitaires réalisées par les autorités publiques indépendantes au cours des 40 dernières années ont conclu de façon constante que le glyphosate ne posait pas de risque pour la santé humaine.

  • De façon générale, ces études montrent que le glyphosate :
  • n'est pas cancérogène et n'a pas d'effets mutagènes, c'est-à-dire qu'il n'altère pas l'ADN;
  • n'a qu'une très faible toxicité aiguë;
  • n'est pas métabolisé mais rapidement éliminé par le corps lorsqu’il est ingéré;
  • est peu absorbé par la peau et ne s'accumule pas dans les tissus animaux;
  • n'est pas préjudiciable à la reproduction ou au développement des animaux testés;
  • n'interfère pas avec les systèmes endocriniens (hormonaux).
  • S’agissant plus précisément de la cancérogénicité supposée du glyphosate, les conclusions de l’EFSA (2015) puis de l’ECHA (2017) en Europe, et de l’ANSES (2016) en France, sont formelles. Les trois agences ont estimé que ce désherbant n’était pas cancérogène, mutagène ou reprotoxique. Dans son évaluation, l’EFSA a d’ailleurs pris en compte le rapport du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classant le glyphosate parmi les « cancérogènes probables », à l’instar de produits de consommation courante comme la viande rouge, le maté, ou même l’eau chaude - le CIRC procédant à une évaluation du danger et non du risque, et ne prenant donc pas l’exposition en compte.
     
  • Aussi, et quoique le glyphosate ne soit certainement pas un produit anodin puisque faisant l’objet d’une autorisation de mise sur le marché nous appelons à ne pas tirer de conclusions hâtives sur de potentiels liens entre exposition au glyphosate et effets sur la santé humaine.

Ils rappellent par ailleurs que le glyphosate ne présente pas non plus de danger pour l’environnement ou la biodiversité ; il est au contraire vital pour les exploitations pratiquant l’agriculture de conservation des sols.

  • Que ce soit dans les sols ou dans l’eau, le glyphosate se dégrade rapidement en éléments simples, essentiellement par l’action des micro-organismes. Concrètement, le glyphosate se transforme en acide aminométhylphosphorique (AMPA), un composé intermédiaire qui est ensuite complètement dégradé et minéralisé en eau, gaz carbonique et ion phosphate, présents à l’état naturel dans l’environnement. La dégradabilité du glyphosate est réelle au sens où la matière active et l’AMPA ne s’accumulent pas et sont complètement décomposés en éléments simples par les microbes présents dans le sol et l’eau.
     
  • Le glyphosate et l’AMPA ont peu d’impact sur les masses d’eau. Les données de surveillance actuelles, recueillies dans 14 pays européens, n’ont jamais révélé de contamination persistante des eaux par le glyphosate ou l’AMPA. Les concentrations de glyphosate et/ou d’AMPA (sachant qu’il existe d‘innombrables sources d’AMPA autres que le glyphosate, provenant d’additifs détergents par exemple) sont beaucoup trop faibles pour avoir un effet sur la vie aquatique (poissons, algues). Par ailleurs, les procédés de purification courants éliminent facilement le glyphosate et l’AMPA pour la production d’eau du robinet. Selon un récent rapport du Ministère de la Santé, 99,99 % des Unités de Distribution de l’eau du robinet ont fourni au consommateur tout au long de l’année une eau parfaitement conforme aux limites de qualité réglementaires.
     
  • A contrario, le glyphosate est vital pour les exploitations pratiquant l’agriculture de conservation car il garantit le stockage du carbone dans les sols. Les travaux mécaniques étant réduits au maximum, la consommation de carburant est réduite de moitié. Les quantités de dioxyde de carbone émises par le retournement du sol et le passage des outils sont également divisées par deux. En outre, ces techniques constituent un moyen efficace de lutte contre l’érosion : du fait du vent et de la pluie, un sol travaillé mécaniquement subit une érosion six fois supérieure à un sol non travaillé. L’utilisation d’autres intrants n’apporterait pas de bénéfices environnementaux, sanitaires, organisationnels ou économiques. Elle impliquerait des combinaisons de produits phytosanitaires qui ne sont souvent pas homologués pour les usages avant semis.

Enfin, ils alertent sur les conséquences micro et macro-économiques lourdes qu’aurait un retrait du glyphosate.

  • D’après une récente étude IPSOS, plus de 70% des agriculteurs estiment que le retrait du glyphosate aurait un impact sur l’organisation du travail et la rentabilité de leur exploitation.
     
  • Un retrait engendrerait une hausse des coûts de production (jusqu’à 18% pour les viticulteurs), une baisse des rendements (13% en viticulture) et, in fine, une baisse de rentabilité. L’institut table sur un recul des exportations à hauteur de près de 2 milliards d’euros pour les seules filières céréalières et viticoles.

 

Last update: 18 October 2017